matt renn

Tes premières impression en arrivant à Valence ?

J'ai grandi dans une petite ville au sud de l'état d'Indiana, donc venir dans une autre petite ville ne m'a pas choqué du tout.
Je me rappelle simplement que la moitié de mes bagages est arrivée avec deux jours de retard et que la personne qui m’a accueilli (Jean-Pierre), avait fait quelques provisions à l'appartement mais avait laissé le lait sur une étagère.
Il y a eu un très bon accueil par la ville j'ai pris mon premier déjeuner au Masselet avec Philippe, je suis arrivé après 15h mais il m'a fait un repas quand-même. Quand j'ai commandé un thé j'avais pensé à un thé glacé mais il m'a servi un thé
chaud ça, c'était à l'époque où je savais tout juste commander un verre de vin ou une bière!

Te souviens-tu des joueurs avec lesquels tu as joué et as-tu encore des contacts ?

Je me souviens bien de tous les joueurs avec qui j’ai joué ainsi que les entraineurs. Ça a été une très bonne expérience pour moi et l'équipe y est pour beaucoup. Je ne pourrais jamais les remercier comme je voudrais. Au cours de l'année passée j'ai été en contact avec Jérôme et Nico par Facebook et j'ai eu quelques échanges avec Cédric sur plusieurs années. J'ai toujours le plaisir et cela m'intéresse beaucoup d'avoir des nouvelles de ma famille VCGB. Ce serait bien d'avoir d’avantage de nouvelles de mes amis à Valence!

Tes impressions de ta saison a Valence et du club ?

Je pense que nous avons fait une bonne saison. Ça a été compliqué au début car le jeu est différent du jeu américain, mais j'ai aimé. Nous aurions dû finir dans les Top 3, mais nous avons échoué de peu !
Ca était rapide et j'ai appris qu'il était possible de se déplacer avec un "jump stop" André Erguy "extra step" et "layup"! Je me suis beaucoup amusé. Mes co-équipiers étaient généreux (Nico ou Bruno essayaient des coups fous de temps à autre) mais jouer et gagner en tant qu'équipe était important pour tout le monde.
Yves était un très bon entraineur, il disait "très important" 50 fois à toute séance d’entrainement ! C'est un chic type.
Ça faisait du bien de s'entrainer avec Fred et Bruno le matin, Fred était un bon "trash talker", jusqu'à la séance du soir quand nous étions 5 contre 5. Un bon ami ! Je me souviens avoir partagé une chambre avec le type le plus grand de l'équipe (Cédric) et en France vous avez en général un seul lit dans la chambre. Cédric parlait bien l'Anglais donc tout s'est bien passé. Jérôme a été un bon capitaine et m'a mis à l'aise dès mon arrivée. Jean-Michel est certainement le type le plus génial du monde. Je ne peux oublier ni Serge, ni David, ni Claude vraiment des types bien ! J'espère que je n'oublie personne. Si, la mascotte de l'équipe, et mon voisin Hyppolite, le seul homme de 85 ans qui faisait toujours de la moto.

Comment c'est passé ta carrière sportive après ta saison à Valence ?

Je me suis blessé à la cheville vers la fin de la saison et il a fallu une intervention chirurgicale. Après 6 mois de rééducation j'étais en forme et prêt à reprendre le basket. Pas de chance, un mois avant la reprise je me suis déchiré un muscle de l'épaule entre autres. A suivi un an de rééducation et après il a fallu encore une intervention pour réparer un tendon du biceps. Voilà comment 3 interventions, 11 ouvertures de mon corps en moins de 4 ans et ma carrière de basketteur s'est terminée ainsi.

Que fais-tu aujourd'hui ? Es-tu marié, as-tu des enfants ?

A présent je travaille dans l'immobilier et j’enseigne les maths dans un lycée local ; Je fais également de la télé et radio quand il y a un match de l'équipe masculine de basket de l'état d’Indiana. Je me suis marié avec Amber qui est venue en France pendant deux mois. Nous avons 3 enfants, Bryce (14 ans), Tyler (12ans) et Grayce (10 ans). Trois superbes enfants ! Néanmoins, ils ont une marge de progression pour améliorer leur basket.

Un petit mot à la famille du club ?

​Je tenais à remercier tout le monde d'avoir créé une telle ambiance merveilleuse pour moi. Du Président à Yves l'entraîneur vous avez été top, mes co-équipiers - vous étiez merveilleux ! Vous vous êtes moqués gentiment de mon Français approximatif mais j'ai adoré jouer au basket avec vous tous. J'ai hâte de revenir à ma petite ville sur la Baïse et vous revoir. Peut-être me régaler avec un confit de canard, foie gras et du bon vin.

Merci à DK pour la traduction.

Quelques mots d'Yves BARATET sur le passage de Matt RENN.

Il y a encore peu de temps, en regardant un match de basket télévisé, j’essayais de me souvenir qui était le clone du joueur atypique n° 22 monégasque ? Pas vraiment ailier, mais pas non plus ailier fort, très efficace dans le jeu dos au panier lorsque défendu par un ailier, et bougrement rapide et agressif lorsqu’un ailier fort l’affronte ! Ce joueur (J.J. O’Brien) que l’on pourrait imaginer unique, tellement son allure et sa technique individuelle est particulière, est le « sosie technique » de notre remarquable recrue du mois d’août 2001 … Matt RENN !
Quel magnifique souvenir de ce joueur absolument pas flashy, mais qui masquait et compensait toutes les fragilités du puzzle vert. Et que dire des résultats (22 victoires/36 matchs), des points, des rebonds, des ballons gagnés.. L’exemple de polyvalence basketballistique que nous recherchions !
Et l’homme ? Il aurait pu être né à Maignaut-Tauziat ou à Ayguetinte sans aucun problème. Un vrai type de la Ténarèze : altruiste, courageux, respectueux et efficace ! Bref, un gars avec qui on peut voyager sans problème. Il fut même de l’aventure de la coupe de France 2001/2002 avec pour le coup, un vrai voyage à Tahiti !
Et lorsque 20 ans après, il continue à échanger avec ses anciens partenaires sur les réseaux sociaux, ça situe le bonhomme !
« Tu vois Matt, c’est pour les rencontres avec des gens comme toi, que nous sommes passionnés de sport en général et de basket en particulier … Merci et good luck ! »

Yves BARATET